Résidence d’artistes

2026
Makiko Furuichi
Résidence de recherche

Makiko Furuichi est la première artiste invitée en résidence de recherche et de production au sein du nouveau Frac Auvergne.
Son installation monumentale témoigne d’un geste puissant et poétique qui investit l’espace dans son entièreté. L’artiste japonaise, installée en France depuis plus de quinze ans, pratique la peinture sous des formes variables, en ayant pour point d’orgue la célébration de la couleur. Ses motifs invoquent les yōkai, êtres surnaturels emblématiques du folklore populaire japonais, en écho aux récits auvergnats glanés par l’artiste lors de sa découverte des paysages alentours. L’œuvre résonne avec la vue panoramique située au 2e étage. Il y a là pléthore d’éléments : tantôts humains, animaux ou végétaux. Ils parsèment de grands ensembles colorés, qui évoquent tantôt le feu, l’air, l’eau ou la terre. On se trouve ici immergé.e.s dans une œuvre totale, comme si nous étions nous-mêmes dans la peinture.

Crédit photo : Ludovic Combe


2021-2023
Les Armeuses d’Agnès Geoffray
Une résidence d’artiste avec la Société Addup

Les Armeuses ont été créées à l’occasion d’une résidence d’artiste confiée à Agnès Geoffray entre 2021 et 2023 au sein de la société AddUp, important mécène du frac auvergne, basée à Clermont-Ferrand.

Cette résidence d’artiste a bénéficié du soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.

Agnès Geoffray, artiste

« Mon travail artistique interroge l’ambivalence des gestes et des postures. Mes recherches s’articulent autour de la notion d’emprise, des corps sous influence, des contraintes infligées aux corps, des corps opprimés, sous l’angle du féminin et de ses représentations.

Dans le cadre de la résidence du frac auvergne et du partenariat avec AddUp, j’ai souhaité réaliser des sculptures grâce à la technologie d’impression 3D sur métal.  Le projet consiste à rigidifier des motifs de cols de dentelle datant du XIXe siècle, alliant ainsi la beauté de ces structures à la rudesse de ces armatures contraignantes. Certaines pièces sont issues des collections du Musée Crozatier.

Le projet fait écho à tous les éléments vestimentaires qui de tout temps ont contraint le corps. Du corset aux armures, il s’est longtemps agi de civiliser le corps, de le façonner et le contraindre sous couvert d’apparats – entre protection et oppression. La notion de corps dressé, de corps redressé, survole nombre époques. Le corps civilisé qui se tient et se maintient, cherche à contrarier sans cesse le corps qui s’affaisse – ne pas s’abandonner aux passions.

Le savoir-faire de la société AddUpp, qui a accepté de collaborer sur le projet en partenariat avec le frac auvergne, me permet tout à la fois de réaliser ces sculptures singulières, et surtout d’amorcer de nouvelles perspectives en volume dans mon travail, dans la continuité de mes recherches plastiques. »

Frank Moreau, CEO AddUp

« Le travail que nous avons réalisé depuis plus de 2 ans sous la direction d’Agnès Geoffray dans le cadre d’une résidence d’artiste initiée par le frac auvergne et soutenue par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, a permis de créer des sculptures d’une beauté troublante et fascinante, magnifiant la capacité offerte par notre technologie à réaliser des structures métalliques d’une finesse sans précédent. 

Au-delà de cette rencontre entre l’art et la technologie, le projet a été une rencontre humaine forte entre une artiste renommée, Agnès Geoffray, un designer reconnu, Pascal Perun, et l’équipe de conception/réalisation d’AddUp – en particulier Maria Averyanova et Aurelien Duvauchelle en charge du projet. La confiance développée tout au long de cette belle histoire a permis de réaliser, depuis le dessin des dentelles modélisées avec des logiciels utilisés en haute joaillerie par Pascal Perun jusqu’à l’impression réalisée sur nos machines et la phase de post traitement, des sculptures d’exception nécessitant un savoir-faire de haute précision. »