CRISTOF YVORÉ – Pots, lapin, fenêtres, fleurs

Du 12 octobre 2019 au 19 janvier 2020

Né en 1967 et décédé en 2013, Cristof Yvoré a peint, pendant plus de 20 ans (de 1993 à 2013), des tableaux centrés autour d’un petit nombre de sujets : natures mortes (principalement des vases de fleurs), représentations de détails d’espaces domestiques (des coins de murs saisis de près ou des rideaux occupant la quasi totalité du tableau) ou de façades (vues de manière très frontale et à la limite de l’abstraction) dans des petits et moyens formats. Ses peintures ne sont jamais représentations de sujets pris sur le motif, mais des souvenirs lointains d’objets vus, tout autant des prétextes que des stéréotypes de peinture.

Très épais, voire encroûtés, ses tableaux oscillent entre une emphase de la matérialité picturale, engluant un objet dans une matière qui lui est étrangère, et un pourrissement– par cette même matière – du sujet représenté. Profondément terrestres, ses œuvres, aux tonalités sourdes et au dessin volontairement bancal, passent alternativement du plus grand lyrisme à sa destruction par le dérisoire – voire la dérision. Dessin, tonalités, matières et sujets créent une peinture poisseuse, vénéneuse et inquiétante dans un doute permanent sur le registre des oeuvres entre des formes admises de la contemporanéité et une ironie sur la peinture elle-même. Peu montrées voire quasiment ignorées en France – cinq expositions personnelles dont une seule à Paris –, ses œuvres ont été exposées par la galerie Zeno X à Anvers, mais aussi à Berlin, Marseille, Gênes, Los Angeles ou Pékin…

Éric Suchère

Autres expositions cette même année

Libertés de mouvement

Festival Les jours de lumière - Saint Saturnin

Le FRAC Auvergne poursuit sa collaboration avec le festival biennal Les Jours de lumière de Saint-Saturnin et propose une riche sélection d’œuvres issues de sa collection. Autour du thème « Vibrations » choisi pour la 11ème édition du festival, le FRAC Auvergne présente une dizaine d’artistes dont les pratiques font écho à cette notion qui, dans le contexte de cette exposition, s’accorde plus particulièrement avec l’idée de mouvement. De celui suggéré par les œuvres au mouvement réel des corps, la question est abordée à travers une diversité des représentations : vibration de la surface (Marian Breedveld, Tursic et Mille), expansion libre de la matière (Valérie Favre, Roland Flexner, Damien Cabanes), circulation de la lumière modulant l’intensité des couleurs (Katsuhito Nishikawa), pratique très physique dans l’intimité de l’atelier (Rémy Jacquier, Rémy Hysbergue) comme en dehors (Georges Rousse, Larissa Fassler).

Face à toutes ces représentations, le corps même du spectateur ne tarde pas à se trouver à son tour sollicité. Le regard dérive sans cesse à la surface des œuvres, le corps ajuste sa position au rythme des subtiles variations suggérées par les œuvres, à l’instar de l’installation finale d’Emmanuel Lagarrigue autour de laquelle le déplacement du spectateur importe pour prendre toute la mesure de l’atmosphère subtile et enveloppante que l’œuvre déploie.

Festival Les jours de Lumière du 27 au 29 septembre 2019.

L’exposition du FRAC Auvergne se prolongera à Saint-Saturnin après le Festival. 

Ouverture au public les vendredi, samedi et dimanche 4, 5, 6 octobre de 15h à 18h.

(En dehors de ces jours et heures, réservation possible pour les Groupes jusqu’au 10 octobre inclus, en écrivant à : ivp3@wanadoo.fr )

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Contre-histoires

HOTEL FONTFREYDE - CENTRE PHOTOGRAPHIQUE CLERMONT-FERRAND

L’exposition Contre-histoires investit l’Hôtel Fontfreyde – Centre Photographique de Clermont-Ferrand du 17 octobre 2019 au 18 janvier 2020. Le commissariat de cette exposition collective été réalisé par Pascal Beausse associé à Jean-Charles Vergne et François-Nicolas L’Hardy. Cette exposition est l’occasion d’une réflexion sur les représentations des événements majeurs de l’histoire contemporaine récente. Comment l’histoire est-elle vue et enregistrée par les artistes? Réflexion sur la représentation du monde par les images, de leur véracité ou de l’histoire indicible ou indivisible et pourtant, effectivement là. En articulant les mécanismes et les codes de la communication, les artistes invitent à une distanciation critique face aux flux des images, ou bien, délibérément nous percutent par des histoires auxquelles nous voudrions échapper.

Avec les œuvres des artistes suivants :

  • collectif Abounaddara
  • Taysir Batniji
  • Ali Cherri
  • Alexis Cordesse
  • Jim Goldberg
  • Manuela Marques,
  • Edith Roux
  • Larissa Sansour
  • Michaël Schmidt.

Hôtel Fontfreyde
34, rue des Gras
63000 Clermont-Ferrand
Ouvert du mardi au samedi de 14 h à 19 h
Fermé le dimanche, lundi et 1er mai

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