La sélection d’œuvres présentée est traversée par l’idée d’enveloppe, de peau(x), comme surface qui à la fois protège et dissimule ; qui parfois suggère ou révèle ce qu’elle contient. Elle convoque le visible et l’invisible, ce qui affleure à la surface et ce qui reste au-dessous. L’enveloppe recèle quelque chose qui tend à être adressé. Elle entretient un lien avec l’intime — et l’intime invite au rapprochement, à (se) regarder de près. En photographie, le « gros plan » permet de se rapprocher d’un sujet. Il peut en révéler les moindres détails (textures, grains de l’épiderme), mais aussi y produire, par le cadrage, des coupes et des fragments ; générer par la mise au point des zones de flou, un brouillard où se mélangent les contours, vacille l’ordre établi par nos sens, se produit du trouble.
Exposition conçue et réalisée par les étudiant.es du Focus « L’embarras du choix », à partir de la collection du Frac Auvergne :
Charly Delpuech, Styphen Faye, Raphael Godard, Mathis Orsini, Noah Salgado, Cyrille Senèze
Enseignants: Armand Jalut, Cédric Loire
ANIMA
Une exposition imaginée par le Frac Auvergne en collaboration avec l’IAC – Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes. Du 6 février au 18 mai 2026,
le MuMo – Frac voyage en région Auvergne- Rhône-Alpes à travers la Savoie et l’Isère à la rencontre de 5 000 visiteur·ses, habitant·es des zones rurales et périurbaines en priorité.
C’est tout d’abord un chien au sourire éclatant qui accueille le visiteur de cette exposition tandis que non loin de là passe la silhouette d’une raie flottante dans les airs. Puis, dans un agglomérat de lignes et de couleurs émerge un crocodile aux dents acérées qui dirige ses yeux globuleux vers un chat au poing levé. Dans le fond, au cœur d’une lumière crépusculaire, apparaissent des vaches laitières évoluant dans une ferme à l’esthétique de science-fiction quand, tout près d’elles, une cage à oiseaux grande ouverte a laissé s’échapper ses occupants.
Tout au long du parcours de cette exposition, les animaux prennent vie, s’animent sous l’énergie d’un coup de crayons ou sous un halo de lumière. Ils deviennent tour à tour les personnages d’histoires fantastiques (Julian Farade) ou de scènes énigmatiques (Gregory Crewdson, Boyd Webb), les héros de récits minuscules et poétiques (Philippe Favier) comme les figures d’une nouvelle réalité enchantée (Stephen Maas).
C’est ainsi toute la richesse du monde animal que les artistes de cette exposition s’amusent à explorer, en jouant autant des nombreux fantasmes qu’il suscite qu’en affirmant la présence de l’animal et sa façon unique d’être au monde, naturellement différente de la nôtre.
Entrée en matière
Le Frac Auvergne poursuit sa collaboration avec le musée d’art et d’archéologie d’Aurillac et présente sa nouvelle exposition Entrée en matière réunissant une vingtaine d’œuvres issues de sa collection.
Cette sélection montre de quelle manière les artistes mettent au point des processus de transformation de la matière afin de refléter au plus juste leur pensée esthétique et artistique. Triturée, malaxée, chauffée, assemblée, déchirée ou encore déplacée, la matière est sans cesse transformée sous les doigts des artistes. Entrée en matière montre toute la richesse de ces métamorphoses ainsi que la grande diversité des matériaux utilisés aujourd’hui.
