Soirée d’ouverture : le 28 janvier à 18h
À l’occasion des 25 ans de la compétition Labo, le Frac Auvergne présente une exposition unique, visible exclusivement pendant le Festival.
Courts métrages primés et œuvres issues de la collection du Frac entrent ici en résonance, se répondent, se confrontent autour d’une esthétique de la violence et du pouvoir. Une exposition conçue spécialement pour cette édition anniversaire et pensée comme une immersion dans le règne des images, leurs forces, leurs dérives et leur éclat.
Artistes
HORS-CADRE
Pour sa nouvelle collaboration avec le musée Crozatier, le Fonds régional d’Art contemporain (Frac) Auvergne a le plaisir de présenter l’exposition Hors-cadre qui se déploie généreusement au sein des espaces permanents du musée Crozatier. Le parti-pris de cette exposition a été de sélectionner des œuvres qui sortent du cadre au sens propre comme au sens figuré. Tout au long du parcours, œuvres en volume et installations de grandes dimensions repoussent les limites de format et invitent le spectateur à se confronter à leur physicalité.
Présentées à même le sol pour la plupart d’entre elles, sans aucun socle, ni aucun cadre pour les structurer, les œuvres dialoguent dans une relation fluide avec les espaces du musée. Si les couleurs de l’œuvre de Étienne Bossut contrastent avec le blanc immaculé des sculptures du hall ancien, sa forme en spirale invite le spectateur à l’appréhender en se déplaçant comme il le ferait autour des œuvres classiques qui l’entourent. Dans la galerie gallo-romaine, la forme des œuvres de Roland Cognet répond, quant à elle, à celle des bornes miliaires et chapiteaux antiques tandis que la couleur de l’acier qui les recouvre prolonge la couleur du sol en pierre. Plus loin, la surface réfléchissante du grand rideau en plexiglas de Carla Arocha absorbe les collections de sculpture médiévale quand, à l’étage, l’installation d’Aurélie Pétrel se développe dans la salle en prenant littéralement appui sur les murs du musée créant un dialogue fort avec les portraits du XVIIème siècle.
Deux œuvres peuvent faire figure d’exception, celles d’Abdelkader Benchamma et de Daniel Spoerri présentées dans la galerie des sciences et qui s’offre au spectateur dans une typologie assez classique. Cependant, les grands formats de ces œuvres, la puissance du trait d’Abdelkader Benchamma qui donne l’impression de vouloir exploser les limites du cadre pour se répandre au-delà, les collages d’éléments en volume de Daniel Spoerri qui débordent du cadre de l’œuvre, poursuivent une même histoire de la création contemporaine qui a cherché depuis de nombreuses décennies à sortir de la bidimensionnalité de la peinture, engageant un nouveau rapport au spectateur et à l’espace d’exposition.
L’exposition Hors-cadre s’inscrit dans cette histoire. Ici, le cadre devient l’espace du musée tout entier, là où se tient le spectateur et à l’intérieur duquel ce dernier se trouve immergé pour vivre une autre relation avec l’œuvre d’art.
ANIMA
Une exposition imaginée par le Frac Auvergne en collaboration avec l’IAC – Institut d’art contemporain, Villeurbanne/Rhône-Alpes. Du 6 février au 18 mai 2026,
le MuMo – Frac voyage en région Auvergne- Rhône-Alpes à travers la Savoie et l’Isère à la rencontre de 5 000 visiteur·ses, habitant·es des zones rurales et périurbaines en priorité.
C’est tout d’abord un chien au sourire éclatant qui accueille le visiteur de cette exposition tandis que non loin de là passe la silhouette d’une raie flottante dans les airs. Puis, dans un agglomérat de lignes et de couleurs émerge un crocodile aux dents acérées qui dirige ses yeux globuleux vers un chat au poing levé. Dans le fond, au cœur d’une lumière crépusculaire, apparaissent des vaches laitières évoluant dans une ferme à l’esthétique de science-fiction quand, tout près d’elles, une cage à oiseaux grande ouverte a laissé s’échapper ses occupants.
Tout au long du parcours de cette exposition, les animaux prennent vie, s’animent sous l’énergie d’un coup de crayons ou sous un halo de lumière. Ils deviennent tour à tour les personnages d’histoires fantastiques (Julian Farade) ou de scènes énigmatiques (Gregory Crewdson, Boyd Webb), les héros de récits minuscules et poétiques (Philippe Favier) comme les figures d’une nouvelle réalité enchantée (Stephen Maas).
C’est ainsi toute la richesse du monde animal que les artistes de cette exposition s’amusent à explorer, en jouant autant des nombreux fantasmes qu’il suscite qu’en affirmant la présence de l’animal et sa façon unique d’être au monde, naturellement différente de la nôtre.